Par Kristel Adriaenssens Milet
Les ventes de dispositifs beauty tech progressent nettement en France. Derrière la croissance des masques LED et autres appareils connectés, apparait une attente bien identifiée de la part des consommateurs et le défi d’un modèle économique viable pour les marques. Décryptage avec Philippe Gorge, responsable du pôle Europe Santé & Beauté de L.E.K. Consulting, cabinet spécialisé dans le conseil en stratégie d’entreprises.
Le terme de beauty tech englobe à la fois la technologie au service du produit, avec notamment les biotechnologies ou la formulation assistée par IA ; au service du retail, comme le live shopping ou le digital in-store ; et surtout la technologie au service du consommateur. Cette dernière, en nette croissance, représente les dispositifs à usage domestique, notamment les appareils de soin du visage et du corps, les outils capillaires haute performance, ou encore les diagnostics cutanés connectés.
L’étude réalisée par la plateforme de paiements flexibles Klarna sur les ventes d’appareils beauty tech en France, entre 2024 et 2025, montre que la demande pour ces dispositifs concerne principalement les 25 à 45 ans, mais avec des logiques d’achat différentes selon les âges.
Chez les 26-35 ans, la croissance est portée par le soin capillaire comme le Shark FlexStyle à +149%, les miroirs lumineux à +129% ou les appareils à volume à +100%. Cette jeune génération, tech-native, entre dans la catégorie principalement via les réseaux sociaux, avec des budgets élevés pouvant aller de 50 à 400 euros.