Le microbiome cutané n’est plus une simple « tendance » ; il est devenu un pilier fondamental de la santé de la peau et de l’efficacité des produits. Pour les marques et les fournisseurs d’ingrédients, comprendre l’interaction entre une formule et l’écosystème vivant de la peau est essentiel. Cependant, s’orienter dans l’univers des tests du microbiome nécessite une compréhension profonde de la complexité biologique et des méthodologies techniques.
1. Microbiote vs Microbiome : Une distinction critique
Pour communiquer efficacement, les marques doivent maîtriser la terminologie :
- Le Microbiote Cutané désigne la population de micro-organismes (bactéries, champignons, acariens et virus) résidant sur notre peau.
- Le Microbiome Cutané est un terme plus large englobant les micro-organismes, leurs gènes (potentiel génomique) et le « théâtre d’activité » environnemental spécifique qu’ils habitent.
En termes de SEO, utiliser correctement ces deux termes permet un meilleur référencement sur des requêtes allant de « équilibre du microbiote » à « séquençage du microbiome ».
2. Comment évalue-t-on le microbiome ?
Le processus d’évaluation se divise en plusieurs étapes rigoureuses, généralement gérées par des CRO (Contract Research Organizations) spécialisées.
A. Techniques de prélèvement La qualité de l’analyse dépend entièrement du prélèvement. Les méthodes les plus courantes incluent :
- L’écouvillonnage (Swabbing) : Une méthode non invasive utilisant un écouvillon stérile pour collecter les bactéries de surface.
- Le grattage (Scraping) : Utilisation d’une petite lame pour collecter des couches plus profondes de la couche cornée.
- Le Tape-Stripping : Des disques adhésifs qui capturent à la fois les cellules cutanées et les micro-organismes associés, permettant une étude localisée de la flore.
B. Technologies d’analyse Une fois les échantillons collectés, les laboratoires utilisent la biologie moléculaire :
- Séquençage de l’ARNr 16S : La référence pour identifier « qui est là ». Il cible un gène spécifique présent chez toutes les bactéries pour les classer par genre et espèce.
- Métagénomique Shotgun : Une méthode plus avancée (et coûteuse) qui séquence tout l’ADN d’un échantillon, répondant non seulement à « qui est là » mais aussi à « que font-ils » (fonctions métaboliques).
3. Justifier les allégations « Microbiome-Friendly »
L’objectif ultime de nombreuses marques est d’obtenir un label « Microbiome-Friendly ». Cela nécessite de prouver que le produit :
- Maintient la diversité : Ne réduit pas le nombre d’espèces différentes présentes (richesse).
- Préserve l’équilibre : Ne provoque pas une prolifération de pathogènes opportunistes (comme Staphylococcus aureus) au détriment des bactéries bénéfiques (comme Staphylococcus epidermidis).
- Respecte le pH : Le manteau acide de la peau est un moteur clé de la santé du microbiome.
Conclusion
La complexité du microbiome exige une approche multidisciplinaire combinant microbiologie, bio-informatique et dermatologie clinique. À mesure que les réglementations se durcissent, la qualité de votre partenaire de test devient votre plus grand avantage concurrentiel.
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