Allongée sous une immense lumière écarlate dans un spa montréalais, une cliente ferme les yeux pendant qu’une voix douce lui promet relaxation et récupération. Sur TikTok, des influenceurs portent désormais des masques lumineux censés réduire les rides, améliorer le sommeil ou accélérer la récupération musculaire. La thérapie par la lumière rouge est devenue l’un des symboles les plus visibles de l’industrie du bien-être. Mais derrière les promesses séduisantes et les images futuristes, que dit réellement la science ?
« Ce n’est pas un domaine inventé de toutes pièces », nuance d’emblée Daniel Barolet, dermatologue et chercheur affilié à l’Université McGill spécialisé en photobiomodulation, ou PBM.
La PBM consiste à utiliser certaines longueurs d’onde de lumière visible ou proche infrarouge afin d’avoir une incidence sur certains mécanismes biologiques. Contrairement aux rayons ultraviolets ou à certains lasers médicaux, l’objectif n’est pas de brûler la peau, mais plutôt d’envoyer un signal lumineux aux tissus.