Produits et traitements cosmétiques pour la peau : une technologie de pointe développée par Novitom pour révéler la structure et les interactions au niveau moléculaire dans la couche cornée 

Pourquoi s’intéresser aux lipides intercellulaires de la couche cornée 

La fonction barrière de la couche cornée est étroitement liée à l’organisation de ses lipides intercellulaires. Il est donc essentiel de la caractériser et de la surveiller afin de mettre en évidence et de contrôler l’effet des traitements cosmétiques.  

Le mélange de lipides physiologiques (céramides, acides gras, cholestérol) est organisé en empilements lamellaires complexes, parallèles au plan des cornéocytes. Dans ces couches lipidiques, des domaines présentant une organisation cristalline coexistent avec des domaines amorphes. La caractérisation de la structure moléculaire des lipides de la couche cornée après traitement fournit des informations cruciales sur la capacité d’un produit à pénétrer la peau, à renforcer la barrière cutanée ou à la nourrir. 

Comment caractériser la structure lipidique dans la SC ? 

Les lipides intercellulaires de la couche cornée sont généralement caractérisés par DSC, spectroscopie Raman ou MET :  

• La DSC et la spectroscopie Raman indiquent si les lipides sont à l’état cristallin ou fluide. 

• La MET est quant à la seule technique permettant de visualiser clairement l’empilement des couches lipidique entre les cornéocytes. Cependant, outre le fait que les observations sont limitées à de très petites zones, la MET ne fournit aucune information concernant l’organisation latérale des chaînes lipidiques à l’intérieur des couches.  

Pour aller plus loin et révéler l’architecture moléculaire des lipides, la diffraction des rayons X est nécessaire. 

Les paramètres pertinents pour décrire la structure lipidique dans la SC 

La diffraction des rayons X fournit des informations sur :  

• l’empilement lamellaire des lipides (épaisseur des couches, orientations)  

 l’ordre latéral des molécules à l’intérieur des couches (amorphe ou cristallin, types de réseaux, taille des domaines cristallisés). 

Zone de texte 2, Zone de texteÉtant donné que ces paramètres sont remarquablement similaires d’une personne à l’autre, ils peuvent être considérés comme des marqueurs fiables de la qualité de la barrière lipidique et peuvent être utilisés pour détecter les changements induits par l’application d’un produit ou d’un traitement. 

La spécialité de Novitom : La Microdiffraction des rayons X à l’échelle micrométrique 

Pour rendre cette technique encore plus efficace pour l’évaluation cosmétique, Novitom a développé des protocoles de mesure exploitant la puissance remarquable des synchrotrons comme source de rayons X

 • Les données sont collectées à une résolution spatiale micrométrique, permettant ainsi d’obtenir tous les descripteurs structuraux en fonction de la profondeur dans la couche cornée, de sa surface externe jusqu’à l’épiderme.  

• La collecte de données peut être réalisée sur des échantillons de couche cornée isolée, prélevés sur explant de peau et traités ex vivo selon les protocoles d’application topique des produits à tester. Il est également possible d’effectuer des mesures de microdiffraction des rayons X sur des échantillons de couche cornée prélavés par tape stripping sur des volontaires, rendant cette technique compatible avec les études cliniques. 

Au-delà de la structure lipidique, la microdiffraction des rayons X peut également révéler le mécanisme d’action d’un produit. 

Plus précisément, cette technique permet :  

• d’identifier l’impact d’un traitement sur les lipides de la couche cornée en distinguant les traitements qui n’induisent pas de modification de la structure des lipides physiologiques de ceux qui modifient leur organisation lamellaire, leurs structures cristallines (hexagonale vs orthorhombique ou autres), ou le rapport entre amorphe et cristallin (cristallinité) ;  

• de déterminer si les molécules du produit se mélangent aux lipides physiologiques ou, au contraire, ne se mélangent pas et forment des petites inclusions.  

Un outil précieux pour soutenir la R&D et développer des arguments marketing 

La technologie de diffraction des rayons X peut non seulement apporter un soutien solide aux formulateurs cherchant à améliorer rationnellement leurs formulations mais elle permet également à leurs collègues du marketing de mettre en avant des allégations telles que des aspects nourrissants, fortifiants ou réparateurs. 

Un exemple : les effets d’une crème cosmétique grand public 

Après application de cette crème, la peau est plus lisse et plus douce. Quelle est l’origine moléculaire de cette sensation ? L’analyse par microdiffraction a permis de l’expliquer. À la surface externe de la couche cornée, là où la crème a été appliquée, l’organisation lamellaire régulière des lipides intercellulaires est fortement perturbée, tandis qu’à la surface de l’épiderme, les lipides conservent leur organisation physiologique. Cette perturbation à la surface externe contribue très probablement à la sensation de douceur, peut-être en facilitant la desquamation. 

*Publirédactionnel

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Emilie LECCIA     

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